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Un bac en bois a l’air plus naturel dans une cuisine, un bac en plastique paraît plus pratique à laver. Les vers, eux, ne voient que l’humidité, l’air et la température à l’intérieur, et c’est là que les deux matières se distinguent.
Bois ou plastique : qu’est-ce qui change dans le bac ?
L’humidité fait la première différence. Le service de vulgarisation de l’université d’Arkansas note que les bacs en plastique finissent plus humides que les bacs en bois. Celui de l’université de l’État de Washington le résume : le plastique retient facilement l’eau, le bois sèche plus vite. Avec un bac en plastique, on compense par du carton et du papier à chaque apport ; avec du bois, on surveille plutôt que le mélange ne se dessèche.
L’isolation penche vers le bois. La publication Vermicomposting de l’ATTRA rapporte que certains spécialistes préfèrent le bois, plus absorbant, mieux isolé et mieux aéré, tout en rappelant que les bacs en plastique fonctionnent très bien. Le guide de l’université de l’État de Washington ajoute que le bois répartit la température dans tout le bac.
| Critère | Plastique (souvent recyclé) | Bois |
|---|---|---|
| Humidité | Retient l’eau, demande du carton | Absorbe l’excès, sèche plus vite |
| Écarts de température | Moins amortis | Mieux amortis |
| Poids à vide (fiches) | 3,9 à 7,1 kg | 12,6 kg (WORMwood) |
| Entretien | Lavage à l’eau | Bois brut non traité, protégé de l’eau |
| Liquide | Robinet sur la plupart des modèles | Récupération parfois moins facile |
| Dehors | Abri contre le soleil | Abri contre la pluie et le soleil |
Le plastique pardonne moins l’excès d’eau, le bois pardonne moins l’oubli : adapte la quantité de carton à la matière de ton bac.
Poids, durée de vie et entretien
Les modèles en plastique pèsent peu à vide : 3,9 kg pour le City Worms, 5,8 kg pour l’Urbalive et 7,1 kg pour le Worm Café selon leurs fiches. Le WORMwood en pin, seul modèle en bois de la gamme de son distributeur, pèse 12,6 kg à vide. Un pot en terre cuite comme le Transfarmers atteint 11 kg. Une fois les plateaux pleins, tous deviennent lourds : choisis l’emplacement avant de remplir.
Côté durée de vie, le distributeur du WORMwood indique lui-même que le bois travaille avec l’humidité et dure moins longtemps que le plastique. Ce modèle tapisse ses plateaux d’une membrane géotextile pour protéger le bois et utilise des grilles de fond en plastique, que l’acidité du compost n’attaque pas comme l’acier. En face, Eco-Worms annonce des tamis en polyéthylène haute densité traité anti-UV et un socle en polypropylène recyclé.
Un bac en bois dure d’autant plus longtemps qu’il reste au sec, à l’intérieur, avec ses plateaux protégés du contact direct avec le compost.
Pour l’entretien, un plateau en plastique se rince à l’eau dans un évier. Le bois demande plus de précautions, surtout si tu fabriques le bac toi-même. L’ATTRA déconseille le bois traité, dont les produits peuvent passer dans le compost. L’université de l’État de Washington écarte aussi le cèdre, dont les propriétés antibactériennes freinent la vie du bac.
Odeurs, intérieur ou extérieur : quelle matière pour quel emplacement ?
Les odeurs ne dépendent pas de la matière. Le guide de l’Eurométropole de Metz les attribue à des bactéries qui se développent sans air quand le compost est trop tassé. La notice du Syvadec cite d’abord l’excès d’humidité. Un bac en plastique y est plus exposé, mais il suffit de mélanger, d’aérer et d’ajouter du carton. Le détail est dans le guide sur les moucherons et les odeurs.
En intérieur, les deux matières conviennent. Le plastique s’impose si tu cherches un bac léger, à roulettes, facile à déplacer pour le ménage. Le bois s’intègre plus discrètement dans une pièce de vie, au prix d’un poids plus élevé. Dans les deux cas, prends un bac opaque : les vers fuient la lumière.
En extérieur, aucune matière ne dispense d’un abri. Le distributeur du WORMwood conseille plutôt l’intérieur et, dehors, un abri complet contre la pluie et le soleil. Les fiches des modèles en plastique demandent aussi l’ombre et une protection sous -5 °C environ. Pour la terre cuite, le fabricant du Transfarmers prévient que le gel peut faire cloquer l’émail si le fond du pot baigne dans l’eau. Les précautions sont dans le guide du lombricomposteur au jardin.
La matière règle le confort d’usage ; l’emplacement règle la survie des vers. Aucun bac ne tient en plein soleil.
Pour comparer les modèles eux-mêmes, vois le comparatif des lombricomposteurs d’appartement.
Avant de choisir la matière de ton bac
- Regarder l’emplacement : intérieur stable pour les deux matières, abri complet dehors, surtout pour le bois.
- Peser le bac plein : compte le poids à vide sur la fiche, puis celui de plateaux remplis de compost humide.
- Prévoir la matière sèche : avec du plastique, garde toujours du carton brun à portée de main.
- Vérifier le liquide : robinet, bac à jus ou simple récupérateur selon le modèle.
- Écarter le bois traité : pour un bac maison, bois brut non traité, et pas de cèdre.
Questions fréquentes
Le plastique recyclé est-il sans danger pour les vers ?
Peut-on peindre ou vernir un lombricomposteur en bois ?
Un bac en plastique transparent convient-il ?
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